Légumes, fruits, viande, céréales : ces aliments qu’il est indispensable de consommer bio

Publié le 11 septembre 2020 sur www.francesoir.fr

Certains fruits et légumes sont particulièrement exposés aux traitements chimiques et doivent être consommés bio

© DENIS CHARLET / AFP/Archives

Quels sont les aliments qu’il est préférable de manger bio ? Quels sont les fruits et les légumes, mais aussi les viandes et céréales qui contiennent le plus de produits chimiques lorsqu’ils sont issus de l’agriculture conventionnelle ?

Simple principe de précaution pour certains, évidence pour d’autres, un nombre croissant de Français font le choix d’une alimentation d’origine biologique. Si les études scientifiques sont encore trop peu nombreuses pour affirmer que manger bio permet de vivre plus longtemps et en meilleure santé, les pesticides sont de plus en plus souvent pointés comme des facteurs favorisants certaines maladies (telles que Parkinson et certains cancers et pathologies liés aux perturbations endocriniennes). Les chercheurs craignent également de plus en plus l’effet cocktail engendré par toutes les substances chimiques et toxiques que nous ingérons et respirons au quotidien. Au-delà de cet aspect sanitaire pour l’être humain, les produits phytosanitaires et d’autres pratiques de l’agriculture conventionnelle ruinent la santé de nos sols, nuisent à la biodiversité, polluent les rivières, les nappes phréatiques et l’air que nous respirons.

Lorsque l’on se décide à franchir le pas d’une consommation plus responsable, trois réflexes s’imposent généralement : manger local, fuir les aliments sur-emballés et privilégier les produits issus de l’agriculture biologique. Quels sont les aliments qu’il semble vraiment intéressant de choisir bio ?

Le lait et les produits laitiers
C’est sans aucun doute le premier produit qu’il est judicieux d’acheter bio. Le lait et, par extension, les produits laitiers concentrent en effet, en moyenne, 5 fois plus de pesticides que les végétaux. En plus de ces résidus pesticides liés à leur alimentation (céréales et fourrages), vaches, chèvres et brebis qui donnent le lait d’origine conventionnelle sont encore trop et trop souvent traitées aux antibiotiques afin de prévenir certaines maladies.

Ces fruits qu’il est très préférable de manger bio
Plus ils sont fragiles, plus ils sont traités : les fruits tels que les raisins, les pommes, les fraises ou encore les pêches, lorsqu’ils sont issus de l’agriculture conventionnelle, sont très fréquemment arrosés de pesticides et/ou fongicides. C’est notamment le cas du raisin, sur la peau duquel on retrouve de nombreuses traces de produits chimiques.
Mais aussi de la pomme, qui, lorsqu’elle n’est pas bio, reçoit, en moyenne, 36 traitements, que l’on retrouve dans la peau mais aussi dans la chair.
Les fraises sont elles aussi particulièrement vulnérables : 7 barquettes de fraises non bio sur 10 concentrent des pesticides et des fongicides reconnus comme perturbateurs endocriniens, notamment le captane.
Sans oublier les pêches qui reçoivent notamment pour traitement du captane et l’iprodione, un pesticide et un fongicide pointés du doigt dans la survenue de certains cancers, que l’on retrouve en quantité trop importante dans l’immense majorité des pêches vendues en Europe.

Ces légumes qu’il faut impérativement manger bio
Les salades sont parmi les légumes qui reçoivent le plus de traitements : 80% des salades conventionnelles contiennent des résidus de pesticides, parfois interdits en France. A fuir également : les salades en sachet, qui sont traitées au chlore.
Bien qu’enfouie dans la terre, la pomme de terre n’est pas à l’abri des pesticides, herbicides et autres fongicides. Sans oublier les traitements que les pomme de terre reçoivent pour éviter le développement des germes après récolte. Même une fois lavées et épluchées, plus de 8 pommes de terre conventionnelles sur 10 contiennent encore des substances potentiellement nocives pour l’organisme.
Parmi les autres légumes qu’il apparaît fondamental de consommer bio, citons le poivron, le céleri, copieusement arrosé de produits chimique (antibactériens et fongicides), mais aussi les épinards et les concombres.

Les œufs
Pour le bien-être animal mais aussi pour leur qualité nutritionnelle, il est particulièrement important de choisir des œufs bio. C’est la seule manière de s’assurer que les volailles ont eu accès à un semblant d’espace extérieur au cours de leur vie. Idéalement même, on se met en quête d’œufs issus de poules ayant été nourries aux graines et de céréales de qualité et adaptés à leurs besoins, afin d’obtenir des œufs dotés d’un bon équilibre en oméga-6 et oméga-3.

Les viandes de poulet et de bœuf
On retrouve, dans la viande de bœuf, une concentration particulièrement importante en pesticides, mais aussi en antibiotiques et, potentiellement, en OGM. A consommer bio en priorité donc, mais aussi de manière raisonnée : la viande bio garantit un plus grand bien-être animal, mais elle est également plus chère que la viande issue d’élevages conventionnels.
Pour les même raisons, les volailles doivent être prioritairement choisies issus d’élevage respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique.

Les céréales complètes
Excellentes pour la santé, les céréales complètes sont riches en fibres et autres minéraux et oligo-éléments. En revanche, mieux vaut fuir les céréales complètes issus de l’agriculture conventionnelle : leur enveloppe, dont elles ne sont pas débarrassées, concentrent en effet l’essentiel des résidus de traitements chimiques dont sont arrosés les champs de blé ou de riz par exemple.

Bio-inspirée, la nouvelle expo permanente à la Cité des Sciences et de l’Industrie

Publié le 23 juillet 2020 sur www.sortiraparis.com

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Attention, la voilà : la nouvelle exposition permanente qui va nous fasciner sans fin. « Bio-inspirée » prend place à la Cité des Sciences et de l’Industrie à partir du 18 septembre 2020. Une belle introduction pour parler environnement et solutions durables avec les enfants et les plus grands.

La saison 2020-2021 de la Cité des Sciences et de l’Industrie apporte un gros focus sur l’écologie et l’environnement. On démarre avec une nouveauté : une exposition permanente s’installe à partir du 18 septembre 2020 : Bio-inspirée. La Cité des Sciences poursuit son exploration du monde contemporain et s’intéresse au vivant et à sa survie.

Le parcours de l’exposition est divisé en quatre actes. Le premier est un amuse-bouche – presque au sens littéral du terme. La première partie permet de réveiller les sens des visiteurs, titiller leur curiosité et alerter leur sens critique. Dans le deuxième acte, on s’émerveille face à la beauté, la richesse, la grandeur de la nature. On arrive dans une serre qui regroupe trois écosystèmes : un récif corallien et son bioréacteur à macroalgues, une mangrove, un sol forestier et son jardin en permaculture. Chaque fois, une planche illustrée par une dessinatrice naturaliste présente huit à dix espèces associées. Chaque visite est unique : les écosystèmes évoluent tout au long de l’année.

Lors du troisième acte, on a le privilège d’observer le vivant, de voir les connexions et les synchronisations qui s’opèrent entre tous les organismes. La vie sur Terre, le fragile équilibre qui la permet, est détaillé sur différents tableaux. Dans la dernière partie, on s’inspire de Léonard de Vinci : « Apprenez de la nature, vous y trouverez votre futur ». Le parcours nous invite à réfléchir sur le développement durable et l’évolution de nos modes de vie.

On découvre également un nouvel espace de médiation : le Biolab. Les visiteurs sont encouragés à participer à des échanges et des expérimentations autour de l’environnement.

Bio-inspirée est accompagné d’un cycle de conférences, du 17 novembre au 8 décembre, autour de la nature. Les chercheurs explorent les rapports entre hommes et environnement et s’interrogent sur le réchauffement climatique et le monde de demain.

Bio-inspirée rejoint donc la petite famille composée des expositions Robots, E-Lab, Cerveau, L’Homme et les gènes, L’Argonaute, Sous l’Océan, Solar Impulse 1

“Dirty dozen” : les 12 fruits et légumes qui contiennent le plus de pesticides après lavage

Publié le 4 mai 2020 sur www.femme actuelle.fr

Les fraises, le raisin, les tomates… Chaque année, l’Environmental Working Group (EWG) dévoile les aliments non biologiques qui détiennent les plus fortes quantités de pesticides. Surnommés les « Dirty Dozen », l’organisation rappelle que leur consommation est néfaste pour l’organisme.

Utilisés pour lutter contre les mauvaises herbes ou les parasites, les pesticides s’avèrent nocifs pour notre santé. Fin mars, l’Environmental Working Group (EWG) a édité son nouveau guide qui mesure les taux de pesticides sur les fruits et les légumes non-biologiques. Pour dresser cette liste, l’EWG a utilisé les données de l’United States Department of Agriculture (USDA). Avant chaque test, les éléments étudiés ont été lavés, pelés ou frottés.

Pesticides : quels sont les légumes et les fruits les plus infectés ?

Chaque printemps, l’institution dévoile son classement des « Dirty Dozen », douze végétaux contaminés par ces produits chimiques manipulés lors des cultures et des récoltes. En 2020, l’EWG a recensé :

  • les fraises
  • les épinards
  • le chou-frisé
  • les nectarines
  • les pommes
  • le raisin
  • la pêche
  • les cerises
  • les poires
  • les tomates
  • le céleri
  • les patates

Selon l’organisme, près de 90% des échantillons analysés contiennent des résidus de deux pesticides ou plus. Pour la première fois, l’EWG a testé les raisins. À leur grande surprise, ils font partie des fruits les plus infestés. Environ 99% d’entre eux sont contaminés par au moins deux produits chimiques.

Très prisé aux États-Unis pour sa réputation d’aliment sain, le chou frisé détient pourtant la troisième place dans le classement de l’EWG. D’après les recherches de l’USDA, un pesticide classé comme cancérogène est régulièrement détecté sur ce légume vert : le DCPA.

Quels sont les légumes et les fruits les moins contaminés par les pesticides ?

En plus de révéler les fruits et les légumes les plus pollués par des pesticides, l’EWG a également listé les produits non-biologiques les plus sûrs. Surnommés les « Clean Fifteen », une quinzaine d’aliments se trouvent dans le classement de l’association :

  • l’avocat
  • le maïs doux
  • l’ananas
  • les oignons
  • la papaye
  • les petits pois (surgelés)
  • les aubergines
  • les asperges
  • le chou-fleur
  • le melon
  • les brocolis
  • les champignons
  • les kiwis
  • le chou
  • le melon-miel

Pour contrer la guerre des prix dans le bio, les agriculteurs lancent un label plus équitable

Publié le 12 mars 2020 par Marina Fabre sur www.novethic.fr

Face à la guerre des prix que mène la grande distribution dans la filière bio, les agriculteurs du secteur viennent de lancer le label Bio Français Equitable (BFE) qui intègre un volet social impliquant une juste rémunération des paysans. Alors que la filière bio change d’échelle à grande vitesse, ces agriculteurs veulent éviter à la filière de tomber dans les travers du conventionnel qui précarise les paysans. Le groupe Picard sera le premier à distribuer les produits BFE.

Nouveau label equitable bio guerre des prix
Selon l’Agence Bio, aujourd’hui, 8,5 % de la surface agricole utile en France est convertie au bio.
CC0

Du bio à prix cassé, c’est un phénomène que les acteurs historiques de la filière bio ne connaissaient pas il y a encore quelques mois. Mais avec l’arrivée des géants de la grande distribution sur le marché, la donne a changé. Les négociations commerciales sont plus rudes, la guerre des prix à bel investi ce secteur, au grand dam des agriculteurs bio qui ne veulent pas se retrouver dans la situation des paysans conventionnels.

« Le risque de voir le bio dénaturé de ses valeurs originelles ne cesse de grandir face à l’explosion de la demande et aux offensives des marques conventionnelles et de la grande distribution. Guerre des prix, industrialisation de la production… Le marché est sur le point de tomber dans les travers du conventionnel sous couvert de le rendre accessible à tous », rapporte le cabinet d’expertise Xergi Precepta.

Une filière bio plus responsable

Face à cette situation, les agriculteurs bio, représentés par la Fédération de l’agriculture biologique (Fnab), viennent de créer le label « bio français équitable » (BFE). L’enjeu est de développer une filière qui rémunère au juste prix les paysans. Le label traditionnel AB, qui fait figure d’indicateur clé aujourd’hui, se focalise sur les méthodes de culture, mais sans considérations sociales. « Le marché biologique se développant, l’opportunité s’est présentée de construire des partenariats forts avec des entreprises de l’agroalimentaire sur une bio qui corresponde à nos valeurs », explique dans un communiqué Stéphanie Pageot, secrétaire nationale en charge des questions économiques à la FNAB.

C’est avec Picard que le label a été créé. L’entreprise française, spécialisée dans le surgelé, a lancé depuis le 2 mars, une gamme bio et local distribuée dans ses magasins en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, avant de s’étendre si l’expérience s’avère concluante. Picard a signé des contrats tripartites avec trois organisations de producteurs bio et un transformateur du Sud-Ouest de la France. « Nous avons cherché à valoriser cet engagement, c’est comme ça que l’idée d’un label est venue », avance Stéphanie Pageot.

Le bio sous le feu des critiques

Les enseignes historiques du bio, comme Biocoop ou La Vie Claire, avaient déjà lancé un label assez similaire, Bio Cohérence. Ce dernier, en plus de s’appliquer uniquement sur les produits bio, est soumis à des critères liés à des conditions sociales et salariales des producteurs. Mais de l’aveu même de Claude Gruffat, ex-président de Biocoop, le label ne « décolle pas ». En démarrant avec Picard, BFE a une chance de se démocratiser et d’être identifié par des adeptes du bio qui ne sont pas forcément des puristes de la première heure.

Et le timing est important. Car la filière, qui arrive à un tournant, est de plus en plus critiquée. Un rapport sénatorial publié début février, étrille l’intérêt environnemental du bio, qui pratique notamment le labour, dénonce un modèle économique basé sur des prix élevés et pointe la difficulté de parvenir à 15 % de surface agricole utile convertie au bio d’ici à 2022.

« Si, jusqu’à présent, les surprix des produits bio n’ont pas empêché le dynamisme de la demande, il ne faut pas perdre de vue que le prix demeure un facteur limitatif de l’essor de quantités consommées », met en garde le rapport. Ces « surprix », sont en réalité les « prix justes », défendent les agriculteurs bio qui pointent la précarité dans laquelle vivent les agriculteurs conventionnels.

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

Cinq cartes nationales pour trouver où consommer local

Publié le 28 avril 2020 par Fanny Arlandis sur www.telerama.fr

Mustafa est maraîcher bio. Il fournit plusieurs AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) en région parisienne. Le jeudi, c'est la distribution des paniers pour l'AMAP de Noisy-ler-Sec. Préparation des paniers. Il y a aussi la distribution du pain artisanal et d'oeufs. A cause de l'épidémie du COVID-19, les bénévoles portent des masques et des gants. La distribution se fait chez un des amapiens (adhérents). Claye-Souilly, le 23 avril 2020.

Où s’approvisionner près de chez soi en fruits, légumes, viandes, farine, œufs ou encore semences pendant le confinement ? Voici quelques pistes.

Le marché vert

Le 28 mars, quatre trentenaires – trois journalistes et une photographe culinaires – ont développé une carte participative et gratuite nommée Le marché vert. « Nous voulions mettre en place une structure associative à la portée de tous pour manger bien et local, soutenir les producteurs et rendre visible le tissu agricole français », raconte Céline Maguet l’une des créatrices.

Les coordonnées, les horaires d’ouverture, le type de commerce, les catégories des produits (épicerie, fruits et légumes, produits laitiers et œufs, viandes, farine et pains, produits secs, poissons, plantes potagères et semences) et le type d’agriculture (bio ou non), transmis par formulaire sont vérifiés et reportés sur la carte. « Nous y faisons figurer les producteurs mais aussi les épiceries en circuit court qui proposent une majorité de produits français et de saison car nous voulions toucher aussi les villes. » Lancée avec deux cents adresses, la carte en compte désormais mille cinq cents.


La charrette

«Au tout début du confinement nous avons reçu sur Facebook des messages de détresse des producteurs qui proposaient aux particuliers de venir acheter leurs produits à la ferme plutôt que de les jeter, se souvient Laura Giacherio, cofondatrice de La charrette. On s’est dit qu’ils devaient être très nombreux dans ce cas-là et que la visibilité de ce réseau social n’était pas suffisante. »

Habituellement, La charrette aide à améliorer la logistique et la co-livraison de produits alimentaires partagés entre producteurs pour limiter les coûts. Mais, face à l’urgence, cette entreprise solidaire d’utilité sociale a lancé sa carte gratuite et collaborative. Elle rassemble aujourd’hui cinq cent trente producteurs principalement en Rhône-Alpes, Occitanie, Bretagne, Île-de-France et dans le Nord. Le pictogramme bleu indique également d’autres cartes plus locales et complètes.


Le collège culinaire de France

Cette association a vu le jour en 2011 pour créer un lien entre producteurs et restaurateurs. « L’idée était de rassembler des personnes qui partagent des valeurs de collectif, de transparence, des méthodes de production artisanales propres pour l’environnement et qui mettent en avant l’histoire des produits », explique l’une de ses membres. Lorsque le confinement a été instauré de nombreux producteurs et restaurateurs se sont retrouvés avec de grandes quantités de denrées périssables sans savoir où ni comment les écouler.

Le 26 mars, Le collège culinaire de France a créé une carte pour donner une visibilité aux différentes initiatives mises en place pendant le confinement (vente en direct sur l’exploitation ou en ligne, plats préparés à emporter ou en livraison, points relais…). « Ne figurent que les huit cents membres qui ont engagé un projet et n’ont pas cessé leur activité pendant cette période ainsi que des professionnels non membres qui partagent nos valeurs. Nous n’avons pas voulu que cette carte soit participative car il était important pour nous de rester en accord avec les valeurs que nous prônons depuis des années. »

La carte du collège culinaire de France.

Open Food France

La plateforme Open food France a été fondée fin 2016 dans le but de « favoriser les circuits courts et d’accompagner leur développement et leur gestion au jour le jour grâce à des outils informatiques, des guides ou encore une aide juridique sous des licences entièrement libres en open source ou en creative commons », explique Rachel Arnould, membre actif de l’association. Ce site permet aux producteurs d’ouvrir des points de vente directs et de livrer à des groupements d’achats.

La plateforme est gratuite pour le consommateur qui peut payer en ligne. Elle l’est également pour le producteur les trois premiers mois mais ce dernier doit ensuite payer une licence du montant de son choix ou reverser 1% de ses ventes. Avant le confinement, cinq cent vingt-huit producteurs avaient référencé leurs produits sur la plateforme. Ils sont aujourd’hui sept cent cinquante-sept.


Cagette.net

Cette plateforme, lancée en 2013, permet de mettre en lien producteurs et consommateurs. « Avant le confinement les producteurs devaient suivre une formation pour utiliser le logiciel. Depuis le 28 mars, un kit d’urgence leur permet de s’inscrire et de mettre en ligne leurs produits en quelques heures. La vente du producteur est ensuite libre et indépendante », explique Coline Forget, chargée de communication. Cagette.net est sans engagement et ne prend aucune commission sur les ventes.

En revanche, ceux qui voudront rester dans le réseau par la suite devront suivre une formation payante (qui peut être prise en charge par le fond de formation des producteurs) dès que cela sera possible à l’issue du confinement. Plus de huit cents nouveaux producteurs se sont inscrits depuis le 28 mars. Le consommateur, lui, n’a pas besoin de s’inscrire. Il lui suffit de taper son adresse dans la barre de recherche pour voir s’afficher les producteurs, les initiatives ou les points relais près de chez lui.